La stèle adopte la forme dun édicule doté dun fronton, supporté par deux pilastres dont
les chapiteaux sont à peine indiqués. Le défunt se
dresse au centre dans une niche, accompagné à sa droite
par un chien et à gauche par un coq. Le bas de la stèle est cassé, mais il est probable
que toute la zone non sculptée était enterrée, le
sol arrivant au niveau des pieds du personnage.
La stèle marquait lemplacement de la tombe, ce qui évitait quelle ne soit violée par
le creusement dune autre sépulture. Elle permettait aussi
à la famille de retrouver son défunt, et daccomplir
sur sa tombe les rites funéraires nécessaires à son
repos et à celui des vivants (offrandes, libations, repas).
La représentation du défunt vise en général à perpétuer son souvenir, mais
aussi, pour les monuments les plus riches, son prestige et sa puissance.
Les sépultures étant situées en dehors des agglomérations,
ici la petite agglomération dIntaranum (Entrains, dans la
Nièvre), le long des voies, cétait aussi une façon
dinterpeller le passant.