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Musée des Antiquités nationales - RMN
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Vercingétorix et Alésia, détail

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Stratère de Vercingétorix


Or
Pionsat (Puy-de-Dôme)
Ier siècle avant notre ère

Les statères (monnaies) arvernes à l’effigie de Vercingétorix présentent de lui un profil très hellénistique qui est sans doute plus conventionnel que réaliste. Sa tête est coiffée de larges boucles, une double mèche tombant sur la nuque. Le nez est long et droit, à large narine. Les lèvres sont étroites et charnues. À l’arrière se trouve la légende en caractères latins : (VERCIN)GETORIXS. Une autre série de monnaie le présente casqué. En tout, 25 statères d’or et deux pièces en bronze sont aujourd’hui connues. Toutes ces monnaies ont été frappées pendant la Guerre des Gaules. Le texte de Jules César et ces 27 monnaies sont les seuls témoignages littéraires et archéologiques de l’existence de Vercingétorix.

Malgré tout, que peut-on quand même dire de lui ? Vercingétorix signifie en langue gauloise « le grand chef des braves ». Il est né entre 82 et 74 avant J.-C. quelque part en pays arverne, l’Auvergne actuelle, la tribu la plus puissante de la Gaule au IIe siècle avant J.-C. Son père Celtill, noble riche et influent, rêve de transformer son titre de vergobret, magistrat suprême élu pour un an, en celui de roi, mais il est mis à mort par ses compatriotes. Il passe quelques années dans l’entourage de César qui croit ainsi s’assurer son appui. Cependant, il est élu chef de la coalition à Bibracte, sur le Mont Beuvray, en 52. Fait prisonnier à Alésia en septembre 52, sa renommée n’aura finalement duré que neuf mois. Sa légende ne faisait que commencer.